Editions l'assoiffé

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Coup pour coup (Émile Henry)

 

Apologie d’Émile Henry. Il pouvait devenir un parfait bourgeois, il a choisi d’être anarchiste. Il pouvait gagner un salaire, il a choisi de parier sur le vol. Il pouvait construire des œuvres publiques, il a préféré chercher à les détruire. Apologie d’Émile Henry. Au côté du frère aîné Fortuné, créateur de communes bucoliques, il a incarné l’éternel dilemme de l’anarchisme : reconstruire ou détruire ? Et c’est lui qui l’a démêlé – on ne peut pas faire la révolution sans piétiner les plates-bandes. Apologie d’Émile Henry.

Solidaire avec les grévistes de Carmaux, il a cherché à faire sauter le siège de leur patron. Solidaire avec les victimes de la répression, il a ciblé les commanditaires de leurs bourreaux. Apologie d’Émile Henry.

Avant d’agir, il n’a pas attendu les ordres du parti. Alors qu’il agissait, il n’a pas offert, en guise de réparation, sa vie en échange. Après avoir agi, il n’a pas cherché la pitié de la société. Il n’en avait pas besoin, il avait sa conscience avec lui. Apologie d’Émile Henry. Avec la haine au cœur et la tête en flamme, il n’a pas porté l’Évangile de la guerre sociale mais en a déchaîné la foudre : les ennemis doivent être exterminés. Ce n’est pas une entreprise impossible, il suffit d’unir volonté et détermination. Apologie d’Émile Henry. Ils pourront le calomnier, l’oublier, l’insulter, le mystifier, mais son geste continuera à se libérer du carcan pour troubler la vie tranquille de la bourgeoisie, et sa parole continuera à s’évader des bibliothèques pour fracasser la survie tranquille des révolutionnaires.

119 pages, format A5, 6 euros
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Category: General

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« Tous les moyens sont bons ! Mais les plus occultes sont les meilleurs. Du feu ! Du sang ! Du poison ! Pacte avec la mort ! »
 

Voilà ce que proposaient des anarchistes marseillais dans les colonnes de leur journal en 1884. C’est ainsi qu’il nous plaît d’imaginer, aujourd’hui, l’idée intrinsèque à ces édtiions. Pas une perspective populaire qui attend mais une conflictualité permanente et nécessaire.
Continuer à souffler sur les brases, attiser la haine de ce monde mercantile et mortifère et du militantisme de la résignation, qui n’est que sa fausse opposition.
L’assoiffé n’est pas une fin mais un moyen qui la contient. Non pas une collection de textes politiques pour s’endormir sereinement le soir, mais des instruments d’agitation pour incendier la nuit.
Divertissons-nous, nous n’avons qu’une vie…